Transe Atlantique

                                                     

                                                     Transe Atlantique

photo cov transe couleurs 72 - copieEdition illustrée en couleurs, 194 pages« 

Broché

Format: 203 X127 mm

IBSN: 9791094914045

Prix : 14,50€

Pour COMMANDER, merci d’imprimer  ce bon de commande:

‘’…Gris ou glaz, bleu vert sont les horizons où plongent les ciels de Gascogne, là naissent les hautes vagues. Le positionneur satellite boude (…) Je m’en fiche, le Biscaye en boucaille je l’ai suffisamment fréquenté pour en connaître le cap moyen. Et je suis en transe. Cette année d’épreuves intenses, le départ enfin, m’ont sorti du moi d’avant, mon esprit extraordinairement sensibilisé n’est relié à mon corps que par un filament fragile (…) Le sextant ne montera pas sur le pont même pour un trou dans les nuages où brilla un astre, l’estime est la confiance à consolider, elle fera la route, mon âme a besoin de ce soleil. Je vais me perdre pour me trouver…’’

Voyager à la voile est une manifestation fondamentale de l’imagination humaine. L’océan comme lieu de vérité, la mer. Les cendres de Dominique reposent en Bretagne, ce récit est dédié à chaque minute qui passe, à chaque jour unique, aux sentiments, à la conscience qui nous fait. Sous la surface se tient une réalité que l’on ne perçoit pas d’ordinaire, elle naît des grandes détresses ou de la beauté, des blessures et des guérisons. L’émergence de l’élan vital nécessaire au départ de Bretagne, puis le voyage et ses escales prodiges : Porto Santo, Madère, les îles Désertas, les îles Salvages, La Graciosa des Canaries, Fogo et Brava au Cap Vert, Les Aves du Venezuela, l’archipel San Blas, les Perlas au Panama pour une transe atlantique.

EXTRAIT :’’… A nouveau arrachés aux chaînes aveugles qui coûtent le prix d’un obscur conditionnement cuirassé, nous remettons en route sur le chemin du voyage intérieur qui tente d’harmoniser l’interdépendance que nous devons à la nature, l’eau qui nous entoure est celle de nos cellules, les arbres sont nos poumons, l’air qui respire en nous, la pluie transformée en fruits, les étoiles serties dans le velours, nos vies qui battent au cœur du soleil, un voilier autour des astres. La retenue de chaine explose au tournant de notre décision à bouger, il faut sortir de la baie, une grosse houle poussée par un vent violent tourmente les voiliers. L’inventaire collectif note des dérapages, des heurts entre bateaux, des ancres tordues, des annexes crevées, de quoi déguerpir de l’autre côté du chenal pour ré ancrer à la racine d’une falaise et s’y faire cueillir par des rafales suffisamment solides pour redouter que le chaînon manquant à l’évolution d’une espèce marine pourrait bien être le maillon qui pèterait ce jour là. Mais la mer, ici, resta plate…’’