Confortablement engourdis

Comfortably numb,

Réflexion sur la santé, l’énergétique et l’interdépendance entre l’individu et l’universel.

Avec pour point de départ l’apathie de l’homme moderne vivant au sein d’un monde artificiel, coupé de sa source : Comfortably numb, confortablement engourdi : écho à la mélodie, à la symphonie du Pink Floyd qui clame la solitude de l’individu dans le conditionnement de l’ego.

Si ce texte parle d’un état altéré de conscience engendré par des substances artificielles, il n’en reste pas moins que ce constat s’applique de la même manière, et très exactement, au monde occidentalisé dénaturé et artificiel au sens large qui formate l’individu par des siècles d’asservissement au pouvoir et à la religion .

Ce qui plonge les êtres humains dans un état confortablement endormi, une solitude incommensurable.

Le mode de vie artificiel et technique où l’homme évolue aujourd’hui le sépare de son environnement, limite son potentiel, son ressenti de la continuité de la conscience personnelle qui se situe bien au delà de l’ego, ceci le rend triste, seul et détériore sa santé.

Or la vie c’est la santé, c’est un équilibre qui autorise la libération des limites, un déploiement permettant l’évolution universelle.

L’homme a un rôle à jouer : La nature, la nature même de sa venue au monde ; pour Être il faut être participatif à la vie, à ce corps géant qu’est le cosmos , ce que les métaphysiques asiatiques énoncent comme étant le Dharmakaya du Vedanta , ou le corps de Bouddha du bouddhisme, ou Pitis Sophia la Terre Mère des gnostiques, l’actuelle Gaïa, la Terre Mère consciente.

Etre c’est être co-participant dans le respect de la complexité et de la subtilité de 4 milliards d’années de création dont chaque être est un des aboutissements (et non un des abrutissements !).

Les médecines traditionnelles expliquent l’univers, le cosmos comme prolongement du corps humain. Et c’est bien vrai puisqu’ ils sont faits de même matière !

Ces médecines apportent en plus, et c’est essentiel, la notion d’énergétique complémentaire et indissociable à la voie biochimique. La biochimie est la voie unique qu’a emprunté la médecine conventionnelle : elle a fini par déconnecter l’homme de sa source, et par là même a établi une notion de santé artificielle .

La vision de la médecine naturelle, malgré son incompréhension due au système de pensée qui fait le monde occidental, est la pierre qui mène à la reconnexion à la nature.

Et pourtant, paradoxalement, la recherche moderne a apporté la preuve que l’être humain n’est pas seulement constitué de matière ; Il est aussi psychique et énergétique. Ce point de vue est dû aux recherches menées par l’astrophysique (David Bohm, Fritjof Capra), l’étude de l’univers, la physique, la physique quantique ainsi que la somme importante des recherches russes sur la pensée (Garaïev, Tsiang Kang Zheng, Tamia Rechetnikova), tout comme les travaux du mathématicien Emile Pinel (Champs bio vibratoires, travaux d’Emile Pinel et Jacqueline Bousquet, PDF,Travaux d’Emile Pinel ). Cet éclairage a permis de relier les différentes médecines et de montrer leur complémentarité.

L’étude du monde de l’infiniment petit montre que la matière telle qu’on la conçoit n’existe pas. Elle n‘est qu’une grande concentration d’énergie dans un volume insignifiant.

On sait que les atomes sont constitués de vide et personne n’a donc jamais pu observer un atome et encore moins un électron, (il ne peut pas y avoir de modèle nous permettant de nous le représenter. Dans notre capacité de perception actuelle on déduit leur présence et nature par les interactions observables et leurs effets à d’autres niveaux de la matière)

Tout comme le système solaire est constitué de vide dans lequel d’infimes particules circulent entre les planètes, ce sont les gigantesques forces d’attraction et de gravitation qui lient les choses entre elles, font qu’on les nomment, qu’on les vit, et c’est là que « Le Verbe »  apparaît, d’où cette impression de solidité de la matière puisque l’être humain fait partie intégrante du phénomène alors que, s’en dissocier pour l’étudier nous priverait justement de notre attention à le percevoir.

Rien n’est figé, ni solide, tout est en interaction, depuis l’essence même de l’univers à la construction moléculaire de la matière qui nous constitue. La vie n’est que mouvements, rotations, comme particules et planètes. C’est précisément là que la réalité fondamentale apparaît. Mouvement pur libéré de tout conditionnement qui s’exprime par l’intensité de son mouvement. Cela est tellement permanent, constant, fluide, « en devenir » que ce flux n’est pas remarqué ! On a l’impression d’un ensemble d’apparences que nous préférons croire et voir immobiles.

Omniprésence du mouvement, création unifiante et dynamique.

La vie apparente se déroulerait-elle sous le fait de l’habitude ? Endormissement confortable, ou confortablement engourdis ? Et c’est ce qui fait le monde clos. La paresse nous fait adopter un monde statique apparaissant alors bien sécurisant, mais il n’est qu’illusion et ignorance.

En fait cela dépend du rythme auquel nous pouvons /savons nous ajuster quant au flux essentiel du mouvement. L’introspection est l’outil que tout le monde possède. Elle éclaire inconditionnellement du processus. Technique libre universellement employée par toutes les cultures traditionnelles non mécanistes depuis la nuit des temps. La méditation n’a d’autre but que de prendre conscience du fonctionnement de sa propre pensée, de saisir l’ampleur et l’impact des réseaux de mémoires accumulées.

Le corps humain est donc formé d’énergie car matière et énergie sont convertibles. L’homme est un aspect de l’énergie universelle, la biochimie qui constitue un corps humain n’est qu’un seul des différents niveaux au travers desquels il faut savoir envisager la vie. La systémique en est le moyen. La vision systémique accorde aux relations une importance prioritaire. La superposition complexe des systémisations de l’énergie, leur interdépendance, c’est à dire que l’être humain et l’univers sont vus en termes de relations réciproques, offrent une vision unifiante, dynamique où il est aisé de s’envisager car l’espace est créatif, le flux constant, on n’est plus coupé de l’ordre de la nature. L’étude d’un système ne pouvant se produire qu’à l’intérieur de ce système, certaines de ses lois n’étant plus valables à d’autres niveaux, chaque système permettant de façon intégrative à la vie d’évoluer et de se pérenniser, une chose précédent l’autre et l’incluant.

Par cette complémentarité de systèmes et composants, en tant qu’individu la personnalité se dissout lorsqu’elle s’intègre dans un système qui l’englobe, mais peut se retrouver si elle s’en isole. La perception est alors accrue, puisque l’on pénètre une autre dimension.

C’est la capacité d’attention qui autorise à aller /venir consciemment d’un niveau de conscience à un autre. Capacité qui se cherche, se découvre par la pratique (méditation par ex), et s’entretient, bien sûr !

Allez salut la paresse ! Il y a tant de possibles !

Lorsque l’on accède à cette compréhension d’unicité de la vie, l’inconfortable illusion de solitude disparaît.

Véronique H.Costes

Sources :

Champs électromagnétique associé à l’ADN : Pr Luc Montagnié, travaux d’Emile Pinel

Etienne Guillé : « L’alchimie de la vie »

Robert Linssen : revue du 3 ieme millénaire,  » au delà du hasard et de l’anti hasard », le courrier du livre.

Lama Anagarika Govinda , ‘ »e chemin des nuages blancs’ », « Les fondements de la mystique tibétaine »

Sri Aurobindo : « la vie Divine », Sabda éditions

Fritjof Capra ; « Le tao de la physique » , éditions Tchou

David Bohm ; « La plenitude de l’univers « , éditions du Rocher